Depuis le 1er août 2026, Google déploie au-delà du Royaume-Uni un nouveau réglage de la Search Console, le Search generative AI control, qui retire un site des AI Overviews, du mode IA et des fonctions IA de Discover sans le sortir des résultats classiques (Search Engine Journal). C'est une première : jusqu'ici, aucun outil ne permettait de séparer les deux. Pour toute agence SEO et GEO au Luxembourg, ce bouton pose une question neuve : que vaut une citation dans les réponses IA face à un clic devenu rare ?

Les faits

  • Le réglage, testé au Royaume-Uni depuis juin 2026 sous la contrainte du régulateur britannique de la concurrence (CMA, décision du 3 juin), est apparu sur des comptes américains en juillet avant un élargissement mondial le 1er août (Search Engine Journal).
  • Il propose trois options, Inclure, Exclure ou Hériter du parent, sans affecter le classement classique ni l'entraînement des modèles, qui dépend d'un contrôle distinct, Google-Extended (documentation Google).
  • Selon des données encore partielles du tracker NewzDash, environ 15,5 % des requêtes d'actualité tendance aux États-Unis affichent un carrousel Top Stories intégré à un AI Overview (17,46 % au Royaume-Uni) : la frontière entre résultat classique et fonction IA se brouille chez Google même.

Faut-il retirer son site des réponses IA de Google ?

Deux camps s'affrontent. Rester inclus, disent les uns : exclure son site ne supprime pas le résumé qui capte l'attention avant le clic, il transfère la citation à un concurrent resté visible, argumente ZeroClick Labs ; position partagée par le dirigeant de Noble, dont la société vend précisément des services de visibilité IA. En face, les éditeurs rappellent qu'ils sont inclus par défaut, sans les données qui permettraient de mesurer ce que ces réponses leur coûtent ; Digiday cite la perte de 800 millions de visites Google subie par le groupe américain People Inc. entre début 2024 et début 2026, et prédit que peu d'éditeurs actionneront réellement le bouton.

Le vrai obstacle est la mesure. Le rapport Fonctionnalités d'IA générative de la Search Console, qui suit les aperçus IA que Google déploie aussi en France, affiche des impressions mais ni clics ni requêtes, et attribue la position 1 à tous les liens d'un même bloc IA, qu'ils soient en vedette ou repliés dans un menu, comme l'a détaillé le consultant Dan Taylor. Le régulateur britannique lui-même juge ces données insuffisantes : il exige de Google des données de clics d'ici décembre 2026, puis des contrôles page par page pour mars 2027. Et ce réglage ne concerne que Google : il ne change rien à la présence d'un site dans ChatGPT, Perplexity ou Copilot, ni à son classement organique.

Le regard d'AIxH

Pour la quasi-totalité des entreprises, aucune donnée fiable ne justifie aujourd'hui d'activer Exclure : tant que les clics manquent, sortir des réponses IA est un pari, pas un calcul. La bonne action d'août 2026 tient en deux gestes : vérifier si le rapport Fonctionnalités d'IA générative est disponible dans votre Search Console, et mesurer ce que Google affiche déjà de votre site dans ses réponses. C'est ce que nous faisons dans nos audits, comme agence SEO au Luxembourg pour le socle organique et comme agence GEO au Luxembourg pour la visibilité dans les réponses IA. Un premier échange suffit souvent à y voir clair.

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