Une étude d'OMcollective relayée par Search Engine Land établit que ChatGPT cite les pages en anglais d'un site multilingue 2,6 fois plus que ne le justifie leur part de trafic organique, quand Copilot (1,07) et Google AI (0,79) restent proches de la neutralité. Pour le référencement IA des entreprises du Luxembourg, où l'anglais coexiste avec le français et l'allemand, la conséquence est directe : la version anglaise devient la source que ChatGPT cite en priorité, même face à un lecteur non anglophone.
Les faits
- Le ratio de sur-citation de l'anglais atteint 2,6 sur ChatGPT, contre 1,07 sur Copilot et 0,79 sur Google AI ; un ratio de 1,0 signifie que l'IA cite l'anglais au même rythme que la part d'impressions organiques qu'il génère.
- Sur les journaux serveur analysés, GPTBot, le robot d'entraînement d'OpenAI, reste sous la part anglaise de la demande organique ; c'est ChatGPT-User, le robot qui consulte les pages au moment de composer une réponse, qui sur-consulte l'anglais avec un ratio médian de 2,6.
- Ajouter une version anglaise entretenue relève la visibilité IA de +122 % sur ChatGPT, +52 % sur Copilot et +9 % en médiane sur Google.
Pourquoi ChatGPT cite-t-il les pages en anglais en priorité ?
Le biais n'apparaît pas à l'entraînement, mais à la récupération en direct. GPTBot n'indexe pas l'anglais plus que les autres langues du site. C'est ChatGPT-User, actif au moment où l'IA construit sa réponse, qui va chercher l'anglais en priorité. Nous documentions déjà ce mécanisme dans nos 10 règles d'or du GEO en 2026 : ce n'est pas le classement Google qui prédit la citation IA, mais des signaux propres à chaque moteur. Copilot et Google AI s'appuient sur un index de recherche multilingue déjà mature ; ChatGPT récupère du contenu en direct, dans un modèle dont le centre de gravité reste anglophone.
Pour une entreprise active au Luxembourg et dans la Grande Région, la conséquence est concrète. Ajouter une version anglaise soignée augmente les chances d'être citée par ChatGPT, mais seulement si cette page reste aussi à jour que les versions française ou allemande. L'étude cite le cas d'une banque dont un PDF tarifaire en anglais, resté obsolète après la mise à jour des pages locales, a fini par être la source citée par l'IA. Une page anglaise à l'abandon n'est pas neutre : elle devient la réponse servie à votre place.
Le regard d'AIxH
Ce résultat confirme ce que nous observons en gérant des comptes multilingues au quotidien : la visibilité dans les réponses IA ne suit pas toujours le trafic Google, chaque moteur obéit à ses propres signaux. C'est précisément ce que mesure notre agence GEO au Luxembourg : un panel de requêtes rejoué à cadence fixe sur ChatGPT, Gemini, Perplexity et les aperçus IA de Google, langue par langue. La règle opérationnelle est simple : ne publiez une version anglaise que si vous pouvez la tenir au même rythme que les autres, sous peine qu'elle devienne la version que l'IA cite à votre place. Un audit de visibilité IA suffit à établir où vous en êtes.